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a) Pendant les sessions assises
« Laisse la vacuité se libérer d’elle-même. » « Laisser les remèdes se libérer d’eux-mêmes. » Ou encore : « Le remède se libère de lui-même. »
Toutes les considérations que nous avons utilisées pour arriver à l’expérience de non-conception, arrêtons de les concevoir. Nous avons besoin de conceptions pour réaliser l’au-delà des
conceptions mais finalement il est nécessaire de laisser tomber les conceptions, fussent-elles des antidotes. Autrement les conceptions continuent indéfiniment et deviennent l’obstacle à la
non-conception. Ce « laisser tomber » est un lâcher-prise radical, ranbap en tibétain.
La pratique la plus profonde de bodhicitta ultime demande que les productions mentales, utilisées dans un premier temps comme remèdes, à leur tour s’apaisent ; car aussi longtemps que l’esprit
fonctionne dans ses conceptions, il est dans une expérience dualiste.
Par antidote, nous entendons les différents moyens, les différentes méthodes utilisés précédemment. Dans un premier temps, nous considérons nos apparences comme projections, puis nous
considérons l’insubstantialité de l’observateur.
Ces considérations sont un remède à notre perception habituelle en laquelle nous vivons le monde extérieur ainsi que nous-mêmes comme solides, comme existant réellement. Ensuite ces remèdes doivent eux-mêmes être dépassés dans une attitude de détente et d’abandon. Nous abandonnons même la considération des remèdes, nous la laissons d’elle-même se dissoudre.
à suivre...