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c) Entre les sessions assises
Nous avons vu que l’échange est juste dans la mesure où il va dans le sens de l’union.
Il s’agit donc, en pratiquant l’échange avec soi, de se réunir avec soi-même.
Se réunir avec soi-même est d’arrêter de lutter constamment en étant deux, l’un contre l’autre.
C’est se réconcilier avec soi-même et cette réconciliation peut prendre la forme de l’échange : l’acceptation est d’entrer dans la présence de ce que nous avons de difficile et le don est de nous ouvrir à nos qualités.
On parle certaines fois de développer une amitié avec soi-même. Plutôt que de vouloir toujours dissimuler sous le tapis nos zones d’ombres, nous acceptons de les voir.
Nous accueillons avec douceur toutes sortes d’aspects de notre personne, d’attitudes, qu’habituellement nous refusons et occultons.
Il y a en même temps l’autre volet qui est le don. Le don ici consiste à reconnaître nos qualités, à reconnaître ce qu’il y a de sain, de positif en nous.
Très souvent nous avons de nous une piètre image : nous ne nous aimons pas. Nous sommes pourtant, qui que nous soyons, fondamentalement sains. Certes, le fond peut être profond et l’eau qui nous en sépare peut être trouble mais le fond est bon.
Cette bonté fondamentale se traduit, au niveau de nos expériences habituelles, par toutes sortes de qualités. Il s’agit de les reconnaître et de se rendre compte que nous avons un potentiel
extrêmement riche qui nous permet, si nous le voulons, de faire face à la situation. C’est possible. Il est important d’entrer dans l’expérience de la réalité de ces qualités.
Nous nous donnons alors à ce que nous sommes. C’est le don.
Si nous allons dans ce sens, les conciliations et réconciliations ensuite s’agencent naturellement d’elles-mêmes, dans leur détail.
Le point est que s’il n’y a pas déjà une certaine paix avec soi-même, il est difficile de pouvoir être authentiquement en paix avec les autres. Si nous ne sommes pas en paix avec notre propre altérité, il est difficile d’être en paix avec les autres.
Cependant, c’est sûr qu’un travail avec les autres est important dès le départ et qu’il faut commencer à travailler sur les deux plans en même temps, mais en comprenant que la paix intérieure est à l’origine de la paix extérieure.
Cette maxime peut être comprise comme l’acceptation de ses difficultés personnelles présentes mais aussi des difficultés et des peines à venir.
C’est accepter la réalité de la situation, ce que nous sommes, ce que nous avons éprouvé et aussi ce que nous allons vivre ; sur la base de cette ouverture, il est ensuite possible d’agir de
façon bienveillante.
à suivre...
(N.d.Webmaster : Le poster de Lodjong [dans l'article en miniature] est disponible à La Boutique de Karma Ling )