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(N.d. webmaster : cette partie comprend 28 questions. Elle est découpé en six parties)
Souvent, lorsque nous débutons dans la pratique, nous prenons conscience de nos résistances.
Ce n’est pas qu’elles deviennent plus fortes, mais comme nous ne nous en étions jamais occupé, nous ne nous étions pas rendu compte de leur force.
Le fait de faire une tentative dans ce sens a certaines fois tendance à nous faire peur. Nous y sommes confronté et cela nous interpelle.
C’est là que l’intrépidité est importante. Nous avons peur que la situation devienne incontrôlable, nous avons peur d’être ridicule, nous avons peur d’être maladroit, nous avons peur de ne pas être apprécié, mais nous faisons des petites percées au début, et puis nous découvrons la possibilité d’un changement.
C’est un encouragement à aller un petit peu plus loin. Le tout se fait graduellement. Cela se fait dans la mesure où nous avons confiance dans la possibilité de le faire. La pratique nous en révèle petit à petit la possibilité et la valeur. C’est un encouragement et une situation qui renforcent notre confiance.
Quand il y a cette expérience d’espace, de dissolution dans l’espace, d’ouverture de la bulle, nous découvrons la possibilité d’une expérience beaucoup plus spacieuse, beaucoup moins étriquée. C’est fantastique.
Il peut à ce moment-là apparaître des résistances, des craintes de lâcher, mais toute la pratique va se développer petit à petit en comprenant qu’il n’y a rien à craindre de l’espace, de l’ouverture. Au contraire : en s’ouvrant, nous rencontrons notre nature de Bouddha.
La seule chose qui soit à craindre, c’est de rester confiné, fermé. Mais la logique de notre ego est complètement inversée. Du point de vue de l’ego, l’ouverture est menaçante et la peur consiste à tout le temps nous raccrocher, nous solidifier.
Tout à fait ! L’ouverture appelle l’ouverture. L’amour appelle l’amour.
L’attitude des bodhisattvas pratiquants, les cœur-esprits vaillants, est de faire le premier pas.
Dans une attitude qui peut être celle du pardon, de l’abandon ou du don, ou qui peut être simplement l’ouverture, initier le premier pas est fondamental. L’ouverture authentique appelle l’ouverture, l’amour authentique appelle l’amour.
C’est en faisant ainsi un premier pas qu’il est possible de désamorcer toutes sortes de situations.
Attention, je ne suis pas en train de parler de pratiques de grand magicien dans lesquelles on fait joujou avec des vibrations. C’est important d’avoir le sens de l’humour.
Beaucoup de pratiques spirituelles ou dites telles sont certaines fois comprises et pratiquées en mode égotique. Expliquons-nous.
La pratique de l’ego, c’est moi qui me transforme en émetteur de bonnes vibrations et qui les fais rayonner. Il y a, associée à cette approche, toute une attitude manipulatrice.
On va utiliser différentes stratégies plus ou moins sophistiquées pour canaliser et diriger les bonnes vibrations. Ce genre de pratique devient complètement magique : il y a de bonnes et de mauvaises vibrations. On va se protéger contre les mauvaises et on va aller capter les bonnes. Vous pouvez dire vibration et aussi énergie.
On va se charger en plus et se protéger en moins. C’est une grave déviation. L’ego manipule.
Dans la pratique de tonglèn, on peut très bien se mettre à pomper les mauvaises influences ou être avec son tuyau qui envoie de bonnes influences.
Ce n’est pas du tout cela dont il s’agit. Il ne s’agit pas de canaliser de bonnes énergies vers une personne par le pouvoir de sa concentration mentale... Ça, c’est de la magie, de la bonne magie en l’occurrence, si l’objectif est d’envoyer des influences positives, mais c’est une pratique fondée sur l’ego.
On voudrait certaines fois devenir superman avec la capacité d’envoyer comme cela de bonnes influences. C’est un désir de puissance.
à suivre...