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Le troisième des sept points de l’apprentissage est : « Prendre la vie comme voie. » On ne parle pas de quitter la vie ou le monde, mais de prendre la vie comme voie. La vie est voie ; la voie
est la vie.
Alors que le monde est plein de maux, nous pouvons prendre les facteurs négatifs en tant que voie d’éveil. Dans notre monde, il y a des problèmes, des difficultés. Je pense qu’il peut y avoir consensus là-dessus.
Dans la pratique de l’Entraînement de l’esprit, nous utilisons les difficultés et les problèmes comme base de pratique, comme support de celle-ci.
L’idée est simplement d’utiliser les facteurs négatifs, l’adversité sous toutes ses formes, comme un rappel. Nous « trustons » tout le monde pour nous aider.
Nous n’essayons pas d’occulter les problèmes ni de les éliminer en les refoulant ou en les tenant à l’écart : nous utilisons les facteurs négatifs comme chemin pour pratiquer et avancer vers l’éveil.
C’est une perspective très riche, car dans la mesure où il y a de nombreux problèmes, il y a de nombreuses situations de pratique et de nombreuses opportunités, de nombreux moments où nous pouvons progresser. Fantastique !
Plutôt qu’une difficulté, lorsqu’elle vient à nous, soit source d’irritation, nous la prenons comme un rappel de la pratique. Nous avons alors beaucoup de rappels. Les poisons deviennent vertus et ce qui était négatif, difficile, devient une source d’inspiration, un rappel.
La suite de ce troisième point est composée de deux parties : la pratique de bodhicitta au niveau relatif et celle au niveau ultime. Deux maximes concernent bodhicitta relative : « Ne blâme qu’une seule chose. » et : « Médite avec reconnaissance pour tout. » Puis au niveau de bodhicitta ultime, il y a une maxime : « Voir les illusions comme les quatre kaya est la suprême protection de sunyata. »
à suivre...