
Au cours des sept dernières campagnes
agricoles mondiales, les récoltes n’ont pas permis de satisfaire la demande à six reprises.
Nous avons puisé dans les stocks pour faire face. Aujourd’hui ces stocks arrivent à zéro. De fait, le cours du blé a plus que doublé entre l’année 2006 et la fin de l’année 2007.
En 2007 en Chine, une épizootie de fièvre porcine a décimé les élevages industriels ; près de 80 % du cheptel porcin a dû être sacrifié. Les Chinois se sont rabattus sur le riz et les
céréales.
Le prix du riz flambe en même temps que les stocks se vident. Une pénurie de riz semble probable dans le courant de l’année 2008.
Que se passera-t-il si les récoltes 2008 restent dans la lignée des précédentes ?
Quelles sont les causes de cette menace de pénurie alimentaire ?
Que pouvons-nous faire à notre échelle d’individu ?
Voici quelques échos du public après la conférence :
« Une lecture particulièrement pertinente des enjeux et risques de notre mode de production et de consommation alimentaire. Riche d’une analyse autant théorique que
pratique, Alain Dawid nous apporte des pistes de transformation à la fois collectives et individuelles pour être et agir en conscience. »
Alexis Precas (Réseau Sangha)
« En intégrant les points de vue agricole, climatique, économique, historique, sociologique, Alain avec clarté et passion nous a amenés à prendre conscience des
facteurs interdépendants qui constituent le réseau alimentaire. Vision holistique réaliste qui pousse chaque consommateur que nous sommes à se replacer au sein de cette échelle globale
afin de mieux percevoir nos responsabilités individuelles et collectives. Sans tomber dans l’autoflagellation culpabilisante, les idées ici transmises offrent la possibilité de se motiver
quant à notre propre marge d’action ! »
Joëlle Schneider (Étudiante à l’Université Nalanda)
Biographie : De la finance à
l’itinérance
Alain Dawid est né à la fin des années soixante. Poussé et soutenu par ses parents, il se lance dans des études de gestion.
Malgré le stress et la pression d’une hiérarchie pyramidale, il s’investit dans ce métier durant plusieurs années et gravit quelques échelons.
Il compense son stress en se consacrant à ses passions : à travers ses activités sportives et ses loisirs, il s’enivre de nature et de montagne.
Des voyages, des rencontres, des lectures l’interpellent de plus en plus sur la situation de la planète et la condition humaine.
Il abandonne tout en 2004 après avoir découvert Karma Ling au cours d’une retraite d’été.
Il passe les deux hivers suivants dans le centre de retraite Tartchine Ling.
Il est aujourd’hui sans domicile fixe, sans voiture, sans revenus stables et sans attentes ni certitudes pour son avenir.
Le reste de l’année, il se consacre pleinement au métier qu’il s’est inventé : « paysan itinérant ».
Paysan sans terre, il cultive celle des autres en échange du gîte et du couvert. Sa spécialité : créer des potagers là où il n’en existe pas ; c’est ce qu’il appelle :
« Réveiller de la terre endormie » et « revenir les pieds sur terre en mettant nos mains à son service ».
C’est ainsi qu’est né le potager de Karma Ling cette année.