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Qui meurt, qui naît ?
De l'illusion à l'immortalité
Par Lama Denys Teundroup
L'illusion de la conscience
La conscience (Namché, Vijnana) est toujours connaissance en mode dualiste sujet-objet
Remarquons tout d'abord que ce terme tibétain Namché (écrit : rnam shes) « conscience » signifie étymologiquement « connaissance en mode dualiste ». C'est là un point très important que nous
allons maintenant développer.
La conscience (tib. : Namché, sk. : Vijnana) est toujours une connaissance en mode dualiste, c'est-à-dire la connaissance qu'un sujet a d'un objet, le sujet et l'objet étant les deux termes
de sa dualité.
Cette conscience est donc toujours une « conscience de », une conscience de quelque chose expérimentée comme autre.
Elle est la connaissance que le "moi-ego", c'est-à-dire nous-même en tant qu'observateur ou sujet, a des choses, des objets et des événements qu'il expérimente comme autres.
La conscience est un processus dynamique produisant l’expérience illusoire du moi-ego
Le point essentiel que nous allons esquisser est que le moi-ego et cette conscience (certains même diraient l'âme), ne sont pas fondamentalement quelque chose : des entités autonomes,
solides et statiques, comme notre expérience habituelle aurait tendance à nous les faire expérimenter.
Bien plutôt, la conscience est un processus dynamique qui, dans son fonctionnement, donne naissance à une expérience de moi-ego.
Les caractéristiques d'intégrité et d'autonomie qui lui sont attribuées ne reposent sur rien et sont le résultat d'une illusion.
A suivre...
Par Yéché Djangsem
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Publié dans : Les revues dharma
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