Mardi 14 octobre 2008
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Qui meurt, qui naît ?
De l'illusion à l'immortalité
Par Lama Denys Teundroup
Aperçus de la nature de la conscience
L’interdépendance corrélative de la triade est appelée le vide d’existence propre, non-moi
Cette interdépendance corrélative est ce qu'on appelle le vide d'existence propre.
C'est dans cette perspective que l'expérience du sujet, des objets ou de la conscience comme entités existantes en soi, ou séparément, est purement illusoire.
Ces quelques considérations devraient suffire pour écarter la notion monolithique de la conscience, de Namché ou du moi-ego.
C'est précisément ce que le Bouddha enseigna comme le non-moi (tib. : damé ; sk. : anatman).
Remarquons, pour conclure ces considérations, que cette notion d'interdépendance du sujet, de l'objet et de l'acte de connaissance a des correspondances psychologiques et philosophiques, mais
que, dans la perspective du dharma, elle va beaucoup plus loin, car elle implique une indissociabilité essentielle, une co-existence entre le sujet, l'objet et l'acte ou leur relation.
L'un n'existe pas sans les deux autres, et l'existence de l'un implique nécessairement celle des deux autres.
Comprendre cette fonction cognitive – de Namché à Yéché – est la base de tout le dharma
Cette triade sujet, objet et acte constitue donc ce qu'on pourrait appeler la « fonction de conscience ».
Sa compréhension est la base de toute la psychologie, de toute la métaphysique du dharma.
Toutes ses pratiques proposent, au-delà de toute théorie, la réalisation immédiate, l'unification ou l'intégration de ces trois éléments, c'est-à-dire le passage de Namché, la conscience ou
connaissance dualiste, à Yéché, la connaissance directe a-relationnelle, non dualiste.
A suivre...
Par Yéché Djangsem
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Publié dans : Les revues dharma
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