Vendredi 17 octobre 2008
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Le Chemin est le But
Manuel de base de méditation bouddhique
Chogyam Trungpa
Traduit de l'anglais par Vincent Bardet
Réf. : LVBT836
Selon le bouddha, personne ne peut atteindre la santé fondamentale ou l'éveil sans pratiquer la méditation. Les enseignements présentés ici sur le modèle et la technique de méditation donnent les
bases dont chaque pratiquant à besoin pour s'éveiller.
Chögyam trungpa nous enseigne à abandonner la volonté de mettre la méditation au service de nos ambitions ; ainsi pourrons-nous nous d'étendre d ans l'ouverture. Il nous montre somment la pratique
délibérée de l'attention se transforme en conscience attentive : ainsi libérée, nous découvrons le monde de la vision pénétrante que la conscience nous révèle. Nous intégrons alors un subtil
dispositif psychologique qui structure automatiquement l'ensemble de notre expérience et nous nous apercevrons que la méditation nous transporte progressivement au-delà de ce dispositif et de l'ego
en général, jusqu'à l'expérience de la liberté inconditionnelle.
Chogyam Trungpa (1940-1987)
Reconnu comme l'une des figures marquantes de la nouvelle génération tibétaine, il a su présenter au grand public, sous une forme moderne, les enseignements traditionnels du vajrayana.
Parallèlement, il a fondé l'institut Naropa et le programme d'apprentissage Shambhala.
Le commentaire de Djangsem :
Une explication de la méditation, très bien adaptée aux Occidentaux, transcrite de deux séminaires ; l’un à New York en mars 1974 et l’autre à Barnet, Vermont en septembre de la même
année.
Je commencerai par deux petites remarques :
Une remarque sur la traduction : Page 17, un mot ne me semble pas très approprié (bien que) ; ce mot est « trainer » ce que je verrais plutôt comme : rêvasser, planer, être dans une errance
mentale.
D’autre part, une chose m’a troublé dans la première partie du livre, Rinpoché semble faire clairement la distinction entre les trois yanas comme une évolution du méditant qui serait au début dans
le hinayana puis le mahayana et enfin le tantra (vajrayana ?), alors qu’il me semble que ces yanas sont plutôt en interactions, du moins en ce qui concerne les deux derniers et qu’un débutant ne
passe pas forcément par une phase dans laquelle il serait dans le hinayana.
En fait, j’obtiens quelques éclaircissements dans la deuxième partie ou Rinpoché explique que les trois yanas sont partis liés, mais garde l’idée d’un processus de développement graduel.
CTR nous dit : « La pratique de la méditation est une façon d’entretenir notre confusion, notre chaos, notre agressivité et notre passion – mais en travaillant avec cela, en le considérant d’un
point de vue éveillé » ce qui peut être troublant pour le débutant qui pense qu’il doit faire le vide mental.
Différents mots que nous employons couramment sont redéfinis dans le concept de la méditation ce qui est très utile et nous aide à mieux comprendre et éviter certaines erreurs ; par exemple, la
définition du concept d’attention dont on parle à propos de la méditation.
Nous trouvons, à la fin de chaque chapitre, un échange sous forme de questions/réponses, parfois bien loin de la simplicité et qui, pour certaines, ont eues plus tendance à m’embrouiller.
Mais en général ces questions sont à même d’apporter des réponses sur divers sujets concernant, bien sûr la méditation assise, mais également la méditation dans l’action ou « après-méditation »
avec des questions d’ordre général comme la relation à l’ « autre », etc.
Chogyam Trungpa ne fait pas dans la dentelle, il irrite, il dérange. Il n’hésite pas à qualifier les bavardages ordinaires que nous pouvons avoir avec nos proches de «bordel samsarique».
Il fait état de l’ennui durant la méditation assise. Aussi ne présente-t-il pas les choses comme magiques ; nous sommes bien loin du super héros à qui la méditation donnerait de grands
pouvoirs…
Il conclut en insistant sur l’urgence et l’importance de pratiquer la méditation.
Cet ouvrage est un guide, à la fois complet et concis, de la pratique de samatha-vipasana. Il propose une vision contemporaine du Dharma à l’usage des Occidentaux que nous sommes, confronté au
monde qui nous entoure, avec ces innombrables distractions et les névroses qui nous hantent.
Que tout soit propice ; Djangsem