
Nombreux, nous attendions devant l’estrade,
où siégeaient les outils silencieux du maître d'œuvre, la venue de ce dernier pour une unique communion musicale.
Après les présentations d'usage, les flûtes entrèrent dans le bal, suivies par les autres membres de la confrérie instrumentale : vielle, alboka, cornemuse....
C'est avec virtuosité que Monsieur Tixier Laurent donna vie à la musique à danser de la renaissance française. Notons au passage que son humour nous fît bien rire.
Puis, il invita deux amies de la compagnie « terre-maire » à enchanter l’espace de chant médiéval. Enfin, il reprit le flambeau pour parachever l'œuvre du soir.
Metteur en scène, musicien, compositeur,
chanteur, escrimeur, personne ne saurait dénombrer les cordes à l'arc du Vendéen Laurent Tixier. " Lycanthrope ", au Moyen Âge, le mot désignait un personnage hors-norme. C'est peut-être
ce qui le définit le mieux.
|
Cette vision ne serait point complète sans en retranscrire l’atmosphère. Dés les premières mesures le public fut conquît.
Le plus étrange fut de vivre simultanément l’envie de danser, de participer en battant des mains et d'écouter sans interférer avec la mélodie ; silence on tourne, faisant corps avec sa vielle, il
était beau à écouter sans doute.
En fermant les yeux nous, nous serions crus à la renaissance, dansant la pavane, la gaillarde ou la branle de Poitou à six temps et simple, à la cour du roi; en les ouvrants, nous y étions! Tout
y était : grand seigneur, chevaliers, gentes dames et musicien du cœur (chevalier lui aussi).
A la venue de Marie-Ange et Béatrice (compagnie terre-maire) les lumières pâlirent, juste quelques chandelles pour accompagner leur premier chant religieux.
Le silence le fut aussi. De ci, de là, l'ont pu voir les regards s'illuminés, un effet d'optique peut être.
Aux chants suivants, l'obscurité s'effaça et nous vîmes la grâce en action lorsque dame Béatrice offrit son corps à la danse.
Un duo chant et cornemuse, paracheva la venue de nos deux amies.
Ce fut Laurent qui clôtura le chapitre musical.
Si vous aviez été là, vous auriez entendu des salves d'applaudissements à répétition, que dis-je, un tonnerre d'applaudissements serait plus juste.
Si la musique sacrée ouvre les cœurs, alors elle l'était pour sûr.
Qu'il soit, ici, rendu hommage à tous ceux qui de prés ou de loin ont œuvré à cette rencontre.
Bonne quête chevaliers et...bon baiser du dragon.
Didier ou Ngeudroup