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Hommage à l'immense Compassion
Les engagements sacrés de l'entraînement
Questions-réponses
(N. d. W. : Cette question se compose de trois questions sur le même thème de la compétition)
— J’ai une question par rapport à l’éducation : si je dis à mes enfants de ne pas avoir l’esprit de compétition, je ne sais pas ce qu’en dira mon mari...
• Je crois qu’il peut y avoir une différence entre bien faire et avoir l’esprit de compétition.
Certaines fois la compétition peut amener des situations en lesquelles la véritable qualité est négligée.
Il semble possible, d’une façon générale d’ailleurs, d’apprendre à bien faire et d’être exigeant sur la qualité de ce que nous faisons sans pour autant entrer dans un fonctionnement compétitif,
de lutte avec les autres, dans lequel nous investissons finalement beaucoup d’agressivité.
— C’est compliqué pour les jeunes : ils doivent passer des concours, ils baignent là-dedans. Comment leur faire comprendre qu’il faut faire le concours mais... ?
• Dans notre système il y a diverses compétitions. Il est déjà important de voir les problèmes de la compétition et de ne pas appliquer celle-ci dans le contexte du Dharma.
Ensuite, s’il arrive que nous ne puissions pas l’éviter dans certains contextes sociaux, à ce moment-là au moins pouvons-nous la prendre avec un certain sens de l’humour.
Le concours est alors un jeu et si nous le prenons comme cela, nous jouerons d’autant mieux et nous aurons d’autant plus de chances de gagner... et si jamais nous ne gagnons pas, ce n’est pas un
drame.
— Et dans le domaine de la compétition économique ?
• Notre maxime s’applique à l’entraînement de l’esprit.
Nous pouvons, dans une conjoncture économique quelle qu’elle soit, avoir cette vision d’un jeu.
L’économie répond à un certain nombre de règles et il s’agit, dans la mesure où nous sommes partie prenante de celle-ci et que nous devons jouer le jeu, d’en bien suivre les règles et de les
appliquer.
Dans le domaine de la compétition économique, qui est une réalité sociale actuelle, une attitude dégagée, avec peu d’attachement, a aussi énormément de qualité.
Celui qui a dans l’appréhension de la situation une vision dégagée aura aussi une vue beaucoup plus globale.
Si dans l’approche d’un marché vous êtes obnubilé par un point particulier, vous avez un a priori et vous risquez de vous fermer à toutes sortes de possibilités.
Avec cette approche nous sommes capable de jouer de façon beaucoup plus intelligente et lorsque les situations changent, nous avons une adaptabilité, une souplesse...
Ce que je dis actuellement peut être transposé dans certains arts martiaux où c’est la disponibilité et la présence à la situation qui met le combattant dans une position en laquelle ses
capacités sont optimales.
à suivre...