over-blog.com

Options

Fermer

Rechercher Rechercher
Administration
Connexion
Je n'ai pas encore de blog… Créer un blog

Sangha Rimay International - Communauté bouddhiste

Sangha Rimay International - Communauté bouddhiste

Le Sangha Rimay est une communauté bouddhiste mixte. Il regroupe des personnes de toutes origines et activités, profondément engagées dans la pratique des valeurs éthiques et spirituelles de la tradition du Bouddha. Il suit en particulier les traditions tibétaines Shangpa et Marpa Kagyu dans une perspective "rimay"("sans partis pris"), terme tibétain qui exprime la primauté de l’expérience contemplative et la vision "d’unité dans la diversité" qui en procède.

Accueil Article suivant

120) Dharma N°23 : A cœur ouvert - 3

Lire l'avant propos

A cœur vigile, l’éternité Lama Denis Teundroup 

Enseignement d’introduction au séminaire de Lama Denys intitulé : La vigilance au cœur de la voie. Institut Karma Ling, du 20 au 26 février 1995. Présence d'absence

La vigilance est présence, une présence d'absence - le paradoxe de la présence d'absence est ce qui rend le mieux ce qui n'est pas du domaine de la conception - une présence d'absence dont l'absent est l'esprit - une présence sans esprit. La Présence sans esprit est l'Esprit, le dharmakaya, au-delà des au-delà; l'expérience pleine de la vie qui se vit en soi est le sambhogakaya et le dynamisme de cette vie, la sensitivité, la participation, la compassion de cette vie sont le nirmanakaya. Dans la vigilance est les trois corps du Bouddha. Cette Présence est celle des trois corps et de leurs qualités : l'ouverture, la vie, le souffle, la lumière, l'intelligence, la lucidité et l'énergie de cette vie, son dynamisme, sans obstacle, sans blocage, spontanée est la compassion. Voilà comment la vigilance est le cœur du sujet.

Au cœurs vigiles…

Pratiquer la méditation

Nous allons pendant cette semaine pratiquer la méditation, la vigilance, découvrir sa présence et ensuite apprendre à vivre en sa présence. Il y aura des périodes de méditation assise, samatha-vipasyana. Samatha est la lucidité, vipasyana est l'ouverture, une lucidité ouverte. Il y aura des périodes de méditation en action, c'est-à-dire dans les situations de la vie quotidienne issues de l'environnement. Elles seront l'occasion de l'application de cette lucidité ouverte, de cette vigilance attentive à des situations triviales comme laver la vaisselle ou tout ce qui peut être fait; il y a un large éventail de possibles! C'est la vigilance en action.

Trouver l'immobilité

Tout ce qui est fait avec vigilance est méditation; tout ce qui est fait sans vigilance est non-méditation. Il y aura aussi des exercices de méditation dynamique qui ont pour fonction de nous faire sentir la vigilance dans le mouvement et aussi de nous faire découvrir la vigilance au-delà du mouvement. Il est souvent nécessaire de commencer par la vigilance en mouvement pour trouver la vigilance sans mouvement. Le mouvement est une bonne approche pour trouver l'immobilité, de différentes façons. Lorsque l'on a été actif, très actif, il arrive naturellement une fatigue d'activité, lorsqu'on dépose cette fatigue, lorsqu'on se relâche, s'abandonne, on trouve l'immobilité. Donc, comme l'enseigne d'ailleurs la tradition, on peut découvrir cette vigilance immobile dans un moment de fatigue, d'épuisement de l'activité; nous ferons l'expérience de moments d'épuisement; il va falloir vous épuiser. Nous mettons pour cela tout un programme au point.

La vigilance commence avec la désidentification

Nous sommes vigilance lorsque nous ne faisons rien, lorsque notre esprit est dans le non-agir, lorsque notre esprit ne fait rien et n'essaie pas de ne rien faire. C'est le non-agir de l'esprit, c'est le non-esprit. L'esprit qui ne fait pas n'est pas; l'esprit est dans son faire. La vigilance laisse faire, laisse être, elle commence avec la désidentification. Habituellement nous nous identifions à l'acteur, nous sommes l'acteur agissant, le sujet, nous nous identifions au locuteur de notre discours mental. La vigilance est voir que cet esprit n'est pas nous, on se désidentifie. On apprend à voir cet esprit comme n'étant pas nous, c'est-à-dire à le voir, simplement, voir simplement plutôt que de s'y identifier comme acteur. C'est ce que l'on appelle aussi le témoin, ou l'observateur abstrait relaxé. Une image de la tradition dit: « comme le vieil homme qui voit autour de lui s'agiter le jeu des enfants ». Il voit mais il n'est pas impliqué dans le jeu. Le jeu des enfants n'implique pas son je. Il est le témoin du jeu. C'est ce témoin neutre, l'observateur abstrait relaxé qu'est la vigilance, qu'est la méditation, qu'est le cœur du cheminement spirituel.

Si vous avez des questions elles sont les bienvenues.


A suivre...

Publié le 07/08/2009 à 06h00 dans Les revues dharma

Accueil

Retour sur le site classique